Une femme avant la coach

Salut à toi qui prend le temps de me lire 🙂

En te racontant mon histoire, je souhaite que tu saches Ă  qui tu t’adresses et pas seulement Ă  quel service.

Je suis née le 24 février 1984 à Lausanne (Suisse).  Mon enfance et mon adolescence se passent à Villars-sur-Ollon, une station de ski. Tout de suite en contact avec la nature, je m’amuse à faire des cabanes dans la forêt, des bonhommes de neige en hiver, de longues balades avec ma chienne, Killim. 

À l’adolescence, vers 13 ans je fais ma première crise d’épilepsie. Wow qu’est-ce qui se passe ? Je ne comprends pas très bien. Je ne m’arrête pas de vivre pour autant. Cette faiblesse ne me fait pas peur, j’ai confiance en la vie, je continue. Je me passionne pour le snowboard, spécialement le côté freestyle. S’amorce alors de nombreuses années de plaisir, de compétitions, de fêtes dans des stations de ski. 

Arrivée au moment de choisir mon futur métier, je m’engage dans une formation d’éducatrice sociale à la HES-SO de Sierre (Suisse). J’ai appris à décoder l’humain, une qualité que je ne vendrais pour rien au monde ! J’ai vraiment aimé cette formation, surtout le stage de six mois à Marseille (France) en 2008, où je suis partie pratiquer le métier d’éducatrice de rue, une expérience qui a bouleversé ma vie professionnelle. Il y avait des conflits entre jeunes à cause de Facebook, ce qui en Suisse n’était pas encore le cas, cela a attiré toute mon attention. Depuis ce jour, j’observe et j’analyse le comportement humain et sa relation aux écrans. 

Et maintenant, voici l’annĂ©e qui a changĂ© ma vie personnelle et professionnelle. Nous sommes en septembre 2013, j’ai 29 ans et on me diagnostique un cancer mĂ©dullaire de la thyroĂŻde. Ce cancer ne peut ĂŞtre traitĂ© que par chirurgie, aucuns mĂ©dicaments ne fonctionnent Ă  ce jour pour le combattre. En rĂ©sumĂ©, soit les chirurgiens arrivent Ă  enlever toutes les cellules cancĂ©reuses, soit je meurs. Ă€ nouveau, je ne comprends pas très bien ce qu’il m’arrive. Une première opĂ©ration est rĂ©alisĂ©e, ils m’enlèvent la moitiĂ© de ma thyroĂŻde. Après quelques temps, de nouveaux examens sont faits pour vĂ©rifier si oui ou non il reste des cellules cancĂ©reuses. Pas de bol il en reste, pffff…. Deuxième opĂ©ration, toute la thyroĂŻde est dĂ©sormais Ă  la poubelle. Je suis Ă  l’hĂ´pital, en soin continu et pour corser un peu l’histoire, je fais une embolie pulmonaire ! Je fĂŞte mes 30 ans sans savoir si oui ou non je suis guĂ©rie. Puis il y a eu ce coup de tĂ©lĂ©phone qui m’annonce que c’est bon, il n’y a plus de cellules cancĂ©reuses ! Ă€ ce moment, je pense que c’est derrière moi, que cette expĂ©rience douloureuse n’est plus qu’un souvenir. Mais voilĂ , le traumatisme est lĂ , je commence Ă  avoir des pĂ©riodes dĂ©pressives comme le disait ma psychologue, je n’ai plus confiance en mon corps et en moi-mĂŞme, je m’isole et je m’évade dans mes pensĂ©es. Et bien vous savez quoi ? C’est tant mieux ! 🙂 Car en m’Ă©vadant dans mes pensĂ©es cela m’a amenĂ© Ă  prendre la dĂ©cision de me crĂ©er la vie que je veux, car oui la mort fait partie de la vie et oui il ne faut pas attendre pour faire ce qu’il nous plaĂ®t. J’ai dĂ©testĂ© la vie pendant un temps, et pourtant, l’envie de continuer et d’aller plus loin est restĂ©e encrĂ©e en moi, spĂ©cialement grâce Ă  ce projet de sensibilisation aux Ă©crans. Ce cancer m’a fait Ă©normĂ©ment de bien, aujourd’hui je me contente de très peu pour ĂŞtre heureuse, c’est agrĂ©able de ne pas vouloir toujours plus et surtout rĂ©ussir Ă  comprendre que tout est toujours parfait et c’est ok. 

En 2014, je me forme en tant que formatrice d’adulte, je souhaite plus que tout passer des messages de sensibilisation aux écrans aux enfants, aux adolescents et aux adultes. J’aime discuter de ce sujet, j’aimer concevoir des ateliers et des conférences, c’est clairement pour moi une passion. Dès l’obtention de mon diplôme de formatrice FSEA en 2015, je mets en place ce projet de formatrice indépendante. Je n’ai pas un sou en poche, la procrastination me fait défaut, bref il m’est difficile d’avancer aussi vite que je l’aurai voulu. Avec le temps, j’acquière de l’expérience, j’observe mes forces et mes faiblesses, j’essaie de progresser encore, parfois je suis trop exigeante avec moi-même et j’oublie que chaque pas exécuté est une victoire. 

En 2017, je commence une collaboration avec le Tribunal des Mineurs de Lausanne (Suisse) en proposant « L’Atelier CybeRéalité ». La participation de mineurs à cet atelier est exponentielle et prouve qu’il était temps de les accompagner au sein du monde numérique. Des lois se sont mises en place, il est désormais plus que nécessaire de les faire appliquer.

En 2019, je connais l’amour inconditionnel en donnant vie Ă  notre magnifique Hugo. L’éducation est une passion, ĂŞtre maman ne me fait pas peur au contraire je m’en rĂ©jouis. Le fait d’être devenue mère me permet de mettre en pratique certains conseils que je donnais Ă  d’autres parents, ce qui m’est très utile pour mon expĂ©rience professionnelle, car tu sais quoi ? La thĂ©orie c’est pas du tout comme dans la pratique ! 🙂 Ă€ cĂ´tĂ© de la maternitĂ©, je continue jour après jour Ă  explorer le monde de l’humain et des Ă©crans. Puis me vient une idĂ©e audacieuse, je veux crĂ©er des formations en ligne pour le plus grand nombre de personnes et rĂ©pondre aux besoins spĂ©cifiques des participants. Me voici donc avec toi aujourd’hui afin de  t’aider Ă  te crĂ©er un bon Ă©quilibre avec et sans les Ă©crans, une bonne hygiène numĂ©rique et trouver de la sĂ©rĂ©nitĂ© au soin de ton foyer.

En espérant te retrouver tout bientôt, je te souhaite une vie très agréable avec et sans les écrans  🙂 

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